Les Journées Débat
06 juin 2019
Prévenir les ruptures pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers : passer d’une politique d’accompagnement à une politique d’inclusion sociale
MY BOAT - Parc de la Villette - 211 avenue Jean Jaurès - 75019 PARIS

Présentation de l'événement

Au cours de cette journée, nous adopterons deux angles d’approche : les logiques d’inclusion sociale d’une part et l’approche d’augmentation du reste à vivre des locataires d’autre part.

 Les politiques d’accompagnement des personnes vulnérables dans le logement ont souvent oscillé entre des logiques collectives et des logiques individuelles. Plus qu’un toit, le logement présente des caractéristiques d’inclusion sociale : une ressource, un ancrage sur un territoire, un repère identitaire.

L’accompagnement dans le logement ne se joue pas uniquement pendant la vie du bail, mais il intervient dès l’attribution, au moment de l’enquête pré-CAL.  Comment anticiper l’arrivée de personnes vulnérables dans les immeubles d’habitation, notamment dans certains quartiers déjà fragiles ? Comment mieux travailler sur le moment de l’attribution ? Quels métiers spécifiques de la gestion locative à développer et quelle articulation avec les métiers du développement social urbain ? Vers quelles compétences faire évoluer les métiers des conseillères en économie sociale et familiale (CESF) ?

Certaines résidences se composent d’une majorité de locataires en-dessous du seuil de pauvreté, sur des territoires également fragiles. Un accompagnement adapté doit inclure une approche d’amélioration du reste pour vivre des ménages : réduction de charges liées au logement, réduction des coûts liés à la consommation alimentaire et consommation de services.

La notion d’économie de partage se développe un peu partout et dans de nombreux domaines de la vie quotidienne : via les échanges, la récupération…. Avant toute notion purement financière, l’économie de partage a comme objectif de redonner de la valeur aux personnes et remettre l’individu, sa richesse humaine, ses savoirs et ses compétences au centre d’un réseau de partage et de solidarité.

Comment consommer moins, optimiser les ressources en réduisant les impacts environnementaux ? Comment favoriser le capital social (rapprocher les individus le temps d’un trajet, le temps d’un échange…) ? Quelle est ou pourrait-être la place d’économie de partage et comment la diffuser dans les quartiers ? Au travers des achats groupés, de la réduction de certains postes de dépenses dans les espaces communs, de la sensibilisation aux économies de charges locatives…, quels champs des possibles côté bailleur pour avoir un impact sur le pouvoir d’achat des locataires ? quelles sont les réflexions et nouvelles pratiques au sein des organismes ? quelles innovations chez les bailleurs, et quels exemples trouver ailleurs ? quelle modélisation possible de l’économie partagée dans les quartiers ?

La journée propose une réflexion et une présentation de dispositions mises en œuvre d’une part pour accompagner les locataires vulnérables et prévenir les ruptures dans le logement et dans le quartier, d’autre part pour favoriser les économies de partage. Les interventions permettront de dégager les conditions de réussite de l’ensemble de ces dispositions.

Pilote : APES-Action Logement